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Prochain café décroissant et premier café tricot ! à Evreux – ma. 18 septembre 2018 + illusions vertes

synthèse de la séance du 15 mai 2018 ici.

http://partage-le.com/2017/02/lecologie-du-spectacle-et-ses-illusions-vertes/

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Association Eure en Transition (AET) *

1er café tricot de 15h30 à 17h30 suivi du

34ème café décroissant

      mardi 18 septembre 2018                     18h30 à 20h30

ouvert à toutes et tous – consommation souhaitée

 au Charly’s                           Évreux centre ville – Place du marché

Tous les troisièmes mardis du mois

Le quatrième mardi du mois, le 25 septembre donc,

aura lieu un autre café tricot, de 18h30 à 20h30, au même endroit

Pour stopper les guerres liées aux ressources pour la plupart,

renouons avec une économie locale et artisanale !  

Pour lutter contre le réchauffement climatique,

laissons les dernières gouttes de pétrole dans le sol !

La croissance économique ne reviendra pas,

et c’est tant  mieux !

Les transitionneurs ne sont pas dans l’attente du pire

mais dans la préparation du meilleur.

* Le site des villes en Transition : www.entransition.fr  > onglet Évreux

 Pour joindre l’association :   06 30 04 73 44

 

Prochain café décroissant et premier café tricot ! à Evreux - ma. 18 septembre 2018 + illusions vertes raton-10

Raton laveur

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Café débat : règles de fonctionnement – juillet 2003

 

  • ne pas se couper la parole, autrement dit retarder ses réflexes d’intervention ;

-les interventions doivent être concises ;

  • parler fort en s’adressant à la personne la plus éloignée de nous, même si l’on répond à une intervention de son voisin ;

-éviter les apartés avec son voisin ou sa voisine ;

-chacun peut intervenir autant que l’animateur pour réguler les débats ;

-en principe le rôle de l’animateur s’arrête là, c’est-à-dire après avoir présenté les règles de fonctionnement ;

  • à ceux qui objectent qu’un débat sans animateur risque de verser dans l’anarchie, il faut leur rappeler l’adage de Proudhon : « la plus haute perfection de la société réside dans l’union de l’ordre et de l’anarchie » ;

-à ceux (et celles) qui ne peuvent pas se passer des apartés, on peut leur dire que si on accepte les discussions par petits groupes de 2 ou 3 personnes nous ne formons plus un groupe mais plusieurs groupes, ça devient le ‘café du commerce’, ça n’est plus un café philosophique.

-On peut leur dire aussi qu’il existe deux types de débats : les débats ordonnés et les débats désordonnés. Il s’agit de savoir de quel type de débat on veut.

-On peut leur dire encore que les apartés ont été interdits d’autorité durant toute notre scolarité (et nous avons lutté contre cet interdit autoritaire en l’enfreignant, c’est-à-dire en chuchotant), alors qu’il s’agit ici de se gérer soi-même : si j’ai quelque chose à dire d’intéressant, ça doit l’être pour le groupe, pas seulement pour mon voisin. Et si je ne peux pas le dire à la seconde près parce que quelqu’un parle déjà, je dois accepter de retarder mon réflexe d’intervention.

-Enfin, si ce que j’entends me hérisse le poil, il faut que je sache que c’est dans ce cas précis que ma tentation sera la plus grande de couper la parole, et que ce sera là le plus difficile pour retarder mon réflexe d’intervention. Mais aussi que ce sera là qu’il me faudra intervenir pour empêcher quiconque de couper la parole sous prétexte de désaccord indépassable du genre : « je ne peux pas laisser dire ça ! » Si, on peut laisser dire même n’importe quoi et y répondre, plus tard.

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Texte de présentation

Nous sommes rarement en situation de pouvoir nous exprimer en groupe et de manière construite.

Nous sommes pollués par les médias qui nous formatent dans leur vision du monde sur lequel ils nous proposent d’agir par procuration. Par l’intermédiaire des élus. Que nous ne sommes pas.

Ces deux facteurs à eux seuls suffisent à expliquer que, lors de groupes de discussion tels que les cafés décroissants où les enjeux sont plus importants que dans les cafés philos, nous assistons de temps à autres à des prises de parole qui présentent les deux caractéristiques suivantes :

  • la personne parle de choses que l’on entend en boucle à la télé, à la radio, elle répète comme un mantra des évidences non subversives et finalement sans intérêt puisqu’au mieux tout le monde est déjà d’accord avec ce qu’elle dit, et au pire, en plus, elle répète des aberrations – car à la télé et à la radio en entend de nombreuses aberrations au service des puissants qui possèdent les médias ;

  • et elle parle longtemps par le simple fait qu’elle a une audience et qu’elle fait les questions et les réponses sans aucun souci de concision, qu’elle n’a jamais appris, ni à l’école, ni auprès des médias où la règle est plutôt la foire d’empoigne, ni même auprès des cafés philo, pour peu qu’elle en ait fréquentés, trop rarement tournés vers cette exigence de concision…

Du coup j’en arrive parfois, heureusement pas trop souvent, à arrêter quelqu’un dans son élan et alors il peut arriver que les observateurs me disent que je dois laisser parler un peu les gens, tout de même !

Les mots importants ici sont un peu. Parce que si je les laisse prendre l’espace libre, le temps de parole pour s’entendre répéter en boucle ce qui se dit déjà dans les médias aura vite fait d’épuiser l’ensemble du créneau horaire que nous avons.

La joute verbale est délicate, le déconditionnement est exigent, et le fait de prétendre être moins conditionné que les autres sans avoir le statut de savant comme c’est le cas dans les conférences n’arrange pas les choses…

Et là où ça se corse, c’est quand la personne en question a le bénéfice de l’âge et du charisme…

Voilà pour un aperçu, sur la forme, des cafés décroissants tels que, de temps à autres, ils peuvent se passer à Évreux.

26 décembre 2016

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